Résumé
Si vous ne connaissez pas encore cette série, je vous invite à la découvrir de toute urgence. Le générique en est une parfaite introduction, la vie d’un serial killer tourmenté, qui se trouve également être de la police de Miami. “La série ou le héros est aussi le méchant”…
Mes impressions
Au-delà d’un simple générique, ce qui est caractéristique avec ce véritable mini-film, c’est bien évidemment ce qui est suggéré. On ne s’en rend pas forcément compte aux premiers visionnages, mais chaque image et chaque détail a son importance.
Cela commence par le “meurtre” d’un moustique, et l’apparition d’un personnage extrêmement flou qui se regarde dans le miroir puis tout s’enchaine avec des métaphores de plusieurs techniques possibles d’homicide : la découpe, le cannibalisme, la strangulation, l’étouffement… en passant par l’œuf qui éclate, l’orange découpée, qui gicle, puis broyée, le tout tournant autour du sang pour fil conducteur.
Les images sont magnifiquement travaillées avec très peu de couleurs (jaune, rouge et blanc), bien que très présentes tant au niveau de la saturation de l’image que par leur redondance, et essentiellement des gros plans ne nous épargnant aucun détail à l’exception de la fin, lorsqu’un Dexter souriant sort de chez lui, la sensation d’étouffement disparait alors pour laisser place au décor d’une résidence ensoleillée où ses méfaits demeureront insoupçonnables aux yeux de tous, enfermés derrière sa porte.
Ce générique nous le devons à Digital Kitchen, qui à également réalisé ceux de Six Feet Under, Nip / Tuck ou encore Dr House pour les séries diffusées en France. C’est plutôt pas mal tout ça !
Et en bonus, une parodie du générique par Luciano

Bel article ! J’aime beaucoup ce générique et je suis tout à fait d’accord avec ton analyse (fais gaffe c’est mauvais pour toi). Le travail des images est très recherché et je trouve que la musique joue aussi un rôle dans l’ambiance générale =).
Tout à fait d’accord avec toi sur la musique, je n’en parle pas dans l’article mais on peu la qualifier de contrapuntique (un peu d’aspirine ?), c’est à dire en opposition avec le caractère sanglant des images, en étant plutôt détachée et entrainante, ce qui donne un aspect anodin à l’ensemble. Tarantino, entre autres, utilise beaucoup ce procédé dans ses films.
[...] Voir le générique la série Dexter [...]